Laurent Saint-Martin
Député du Val-de-Marne

Vice-président de la commission des finances

Mon action

La France en première ligne pour une Europe plus forte, plus compétitive et plus solidaire

Aujourd’hui, les ministres européens des Finances se réunissent à Luxembourg pour entériner la création d’un budget commun aux 19 pays membres de la zone euro. 

 

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, le Gouvernement français a été force d’action et de proposition en faveur d’un renforcement de la zone euro. En tant que deuxième économie de l’Union, il est de notre responsabilité à l’égard de l’ensemble de nos partenaires de contribuer à rendre l’Europe plus forte, plus compétitive et plus solidaire.

 

Ces derniers mois, la France et l’Allemagne donné une impulsion décisive en faveur de ce dispositif qui prend aujourd’hui corps. 

 

Pourquoi un nouveau budget ?

 

L’Union européenne dispose déjà d’un budget annuel, qui décline chaque année les priorités fixées dans le cadre financier pluriannuel négocié pour 7 ans. Alors pourquoi créer un nouvel instrument budgétaire circonscrit à la seule zone euro ? 

 

Un budget commun pour une Europe plus forte

 

La crise grecque a exposé au grand jour la fragilité de la zone euro telle qu’elle était conçue. Elle ne disposait pas, en effet, des mécanismes de stabilisation nécessaires pour endiguer une situation de crise économique majeure. 

L’Union européenne était désarmée face au choc : il n’existait aucune institution commune capable de procéder à une relance budgétaire globale. Il a donc fallu mettre en place des solutions ad hoc, qui furent parfois contradictoires voire contre-productives.

Il y a là un problème fondamental : en l’état actuel des choses, nous sommes solidaires dans la croissance mais seuls dans la crise, alors que nos économies dépendent plus que jamais les unes des autres.

C’est la première fonction du futur budget de la zone euro : devenir un instrument de stabilisation qui permettre à la zone euro de résister collectivement aux crises et d’absorber les chocs économiques sans risquer sa survie, comme ce fut le cas en 2008.


Un budget commun pour une Europe plus compétitive

 

Deuxième constat : l’Europe n’investit pas assez au regard des enjeux auxquels elle est confrontée : la modernisation des infrastructures, la transition écologique, le développement de l’intelligence artificielle, la maîtrise des nouvelles technologies d’information et de communication comme la 5G. 

Alors que la concurrence mondiale fait rage, l’Europe traîne la patte et avance en ordre disparate. Chaque pays investit dans sa propre économie, au détriment des gains collectifs que nous pourrions réaliser si nous tirions davantage partie de l’interdépendance de nos économies. 

Lorsque deux économies partagent la même monnaie au sein d’un même marché unique, investir dans l’une contribue également à la croissance de l’autre. Disposer d'un levier d'investissement commun permettra d'accélérer la croissance des 19 économies de la zone euro, et de stimuler l'emploi.

 

Un budget commun pour une Europe plus solidaire

 

Tout le monde connaît maintenant les critères de Maastricht : 3% de déficit public, 60% d’endettement. Ce sont à la fois les critères d’entrée dans l’Union européenne et les règles de fonctionnement des finances publiques des Etats membres.
Lorsque ces critères ont été adoptés, on a fait le pari qu’à partir de cette base commune, les niveaux de vie, de croissance et d’emploi s’égaliseraient peu à peu. 
 

Aujourd’hui, il apparaît que la convergence tarde. Les fonds européens ont permis aux Etats membres les plus jeunes de rattraper une partie de leur retard de développement, mais l’ajustement est trop lent. D’où la nécessité de créer un instrument budgétaire dédié, afin de permettre, à terme, à tous les Européens, de jouir de conditions de vie égales sur l’ensemble du continent.


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