Laurent Saint-Martin
Député du Val-de-Marne

Rapporteur général de la commission des finances

Interview de Laurent Saint-Martin dans Le Parisien : « Crise du coronavirus : "Les baisses d’impôts ne sont pas remises en cause" »

Dans les médias

Laurent Saint-Martin a accordé une interview au quotidien Le Parisien, dans le cadre de la présentation du 2ème budget rectificatif présenté par le gouvernement pour soutenir les entreprises et les emplois de notre pays dans cette crise du Coronavirus.

Le lien vers l'interviewhttp://www.leparisien.fr/economie/crise-du-coronavirus-les-baisses-d-impots-ne-sont-pas-remises-en-cause-15-04-2020-8299992.php

 

Extrait de l'interview :

Crise du coronavirus : «Les baisses d’impôts ne sont pas remises en cause»

Laurent Saint-Martin, 34 ans, député (LREM) du Val-de-Marne, est le rapporteur général du budget. Alors que l'année 2020 devrait compter un nombre record de projets de loi de finances rectificatifs (PLFR) – pandémie (et récession) obligent ! – le 2e budget modifié vient d'être présenté ce mercredi 15 avril en Conseil des ministres, par le ministre des Comptes publics. Au Parlement, c'est désormais Laurent Saint-Martin qui va porter et défendre le texte devant les députés.

Il l'indique sans ambiguïtés : les baisses d'impôts mises en place avant la crise, qu'il s'agisse de l'impôt sur le revenu (IRPP) ou de la fiscalité locale (suppression de la taxe d'habitation), ne sont absolument pas remises en cause.

Vous allez défendre votre 2e projet de loi de finances rectificatif (PLFR) en quelques semaines. En quoi consiste ce nouveau texte ?

LAURENT SAINT-MARTIN. Il s'agit d'un texte assez simple. C'est plus un PLFR bis qu'un PLFR II, pour dire les choses clairement. Nous augmentons notamment les crédits sur les mesures déjà effectives – chômage partiel et fonds de solidarité, et nous rajoutons un nouveau filet de sécurité en assouplissant les conditions d'éligibilité et en portant l'aide jusqu'à 5 000 euros pour les entreprises menacées de faillite. Le budget modifié de ce mercredi est un texte d'urgence – de maintien à flot de notre économie. Ce n'est pas un texte relance économique puisque la fin de la crise n'est pas encore là. Il faut respecter les séquences.

Ce budget modifié grave dans le marbre des chiffres qui font froid dans le dos…

C'est vrai : une récession estimée à -8 %, qui nous amène à un déficit à -9 % du PIB et une dette à 115 % du PIB. Le pays tombe dans des niveaux de déficit et d'endettement qui sont lourds, et inédits depuis l'après-guerre. C'est important de le mentionner. Il ne faut pas être trop alarmiste, mais il faut le regarder en face. Cette dette, il faudra savoir la combler, plus tard.

Les décisions actuelles impliquent-elles des hausses d'impôts à venir ?

Les baisses d'impôts ne sont pas du tout remises en cause ! La fiscalité, c'est d'abord une question de confiance et de stabilité. La baisse de l'impôt sur le revenu est maintenue, comme la suppression de la taxe d'habitation (TH), y compris pour les 20 % de Français les plus aisés – qui doivent en bénéficier progressivement, dans les trois années qui viennent. La réforme est votée et elle ne sera pas détricotée : elle sera mise en place. Elle va aider à dynamiser la reprise.

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