Laurent Saint-Martin
Député du Val-de-Marne

Rapporteur général de la commission des finances

Interview de Laurent Saint-Martin pour Acteurs Publics : "Un après-crise, ce n’est pas le n’importe quoi budgétaire"

Dans les médias

Laurent Saint-Martin a accordé une interview au site Acteurs Publics, publie ce lundi 20 avril, sur le 2ème budget d'urgence voté par l'Assemblée nationale dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 avril 2020.

 

Lien vers l'interviewhttps://www.acteurspublics.fr/articles/laurent-saint-martin-un-apres-crise-ce-nest-pas-le-nimporte-quoi-budgetaire

 

Extrait de l'interview :  

Acteurs Publics / Laurent Saint-Martin : “Un après-crise, ce n’est pas le n’importe quoi budgétaire”   

 

Alors que le deuxième projet de loi de finances rectificative pour 2020 a été adopté en première lecture par les députés vendredi 17 avril, le rapporteur général du budget de l’Assemblée nationale, Laurent Saint-Martin, revient sur les conséquences à long terme de la crise sur les finances publiques. À la dette d’aujourd’hui, “la réponse ne sera pas une hausse de la fiscalité”, explique le député LREM . 

Compte tenu des plans d’urgence mis en place pour faire face à la crise, le gouvernement Philippe a dû revoir la hausse les prévisions de déficit public. Dans votre rapport sur le second projet de loi de finances rectificative, vous affirmez que le “quoi qu’il en coûte” est “le bon, le seul choix”, mais qu’il “n’en est pas pour autant gratuit et indolore”. Que voulez-vous dire ?
Que cela reste de l’endettement et du déficit réels, qui resteront et pèseront dans nos comptes publics, même s’ils sont là de façon nécessaire et de façon à supporter un choix conjoncturel. Il n’y a pas d’argent de Monopoly au moment de la crise. J’assume totalement ces choix, mais je ne veux pas non plus minimiser le fait que cela va peser sur nos finances publiques, et de façon durable. 

La dette aujourd’hui, les impôts demain ?
Non, la réponse ne sera pas une hausse de la fiscalité. En tout cas, pas sous notre responsabilité et sous notre mandature. Ce serait une mauvaise réponse à la reprise. Nous avons besoin d’entreprises compétitives et de ménages qui peuvent consommer. La relance de cette dynamique ne peut se faire avec un empêchement fiscal et une hausse des prélèvements obligatoires. Demain, il faudra peut-être repenser certains pans de la fiscalité pour qu’elle soit plus écologique, notamment, ou examiner certaines niches fiscales.

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