Laurent Saint-Martin
Député du Val-de-Marne

Rapporteur général de la commission des finances

Interview de Laurent Saint-Martin pour Le Point : "Nous devons investir massivement dans nos services publics"

Dans les médias

Laurent Saint-Martin a accordé une interview à la rédaction du magazine Le Point, afin de revenir sur les mesures de soutien aux entreprises, aux emplois et aux ménages votées par l'Assemblée nationale et le Sénat dans le 2ème budget d'urgence.

 

Lien vers l'interviewhttps://www.lepoint.fr/economie/saint-martin-nous-devons-investir-massivement-dans-nos-services-publics-23-04-2020-2372670_28.php

 

Extrait de l'article

 

Le Point / Saint-Martin : « Nous devons investir massivement dans nos services publics »

Le rapporteur général de la commission des Finances LREM esquisse les enjeux de l'après-confinement. Il propose de baisser les impôts des entreprises.

 Par 

L'Assemblée et le Sénat viennent d'adopter le second projet de finances rectificatives pour faire face à la crise du coronavirus. Cent dix milliards d'urgence sont prévus pour permettre aux entreprises et aux ménages de traverser le confinement. Mais la facture va encore monter. Laurent Saint-Martin, député LREM du Val-de-Marne et rapporteur général du Budget de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, explique les défis économiques qui vont se poser après le déconfinement.

Le Point C'est une loi de finances rectificatives effrayante que vous venez d'adopter. Le déficit va monter à plus de 9 % et la dette à 115 %. C'était indispensable ?

 

Laurent Saint-Martin : C'était malheureusement nécessaire et indispensable. Soit vous laissez la crise mettre par terre tout un pan de votre tissu productif, soit vous acceptez que l'État s'endette pour sauver tout le monde. L'entre-deux n'existe pas vraiment. Quand vous mettez sous cloche l'économie comme on le fait avec le confinement, forcément, vous vous retrouvez rapidement avec un chômage partiel qui concerne un salarié sur deux. On ne pouvait par exemple pas se passer d'un fonds de solidarité, qui coûte cher, pour aider les petites entreprises. Cela nécessite aussi des garanties bancaires colossales. Mais il faut relativiser : la crise est d'une extrême violence et tous les États sont confrontés à cette situation. Nous profitons de la monétisation de dette qui permet que cela soit possible. Là où il va peut-être y avoir des divergences d'opinion sur la méthode, c'est sur la relance.
 

Justement, parlons-en. Cette relance va être nécessaire, après le plan d'urgence pour traverser la période du confinement, et elle va encore creuser le déficit et la dette…

Il faudra par exemple déterminer si elle est plus centrée sur l'offre ou sur la demande. Se limitera-t-elle à une relance purement économique pour booster la compétitivité économique de nos entreprises ou s'accompagnera-t-elle d'une relance par des politiques publiques ? A-t-on les moyens de mener les deux en parallèle ?

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