Laurent Saint-Martin
Député du Val-de-Marne

Rapporteur général de la commission des finances

La période de confinement renforce les besoins de lutte contre les violences conjugales. Nous y répondons.

Mon action

La période actuelle de confinement est un impératif sanitaire qui représente malheureusement un terreau propice aux violences conjugales. Il s’agit là d’une réalité à laquelle les pouvoirs publics se doivent d’apporter une réponse. Afin de continuer à lutter contre ce phénomène dans la crise que nous traversons, le gouvernement a annoncé une série de mesures visant à protéger les victimes confinées qui correspondent à la phase 2 du plan contre les violences conjugales lancé par Marlène Schiappa. 

En synthèse
1️⃣ Maintien des dispositifs d’accueil d’écoute et de signalement des victimes de violences conjugales en période de confinement ;
 
2️⃣ Lancement d’une mission pour le suivi et l’évaluation des violences pendant le confinement ;

3️⃣ Mise en place d’un dispositif de signalement dans les pharmacies pour les victimes de violences ;

4️⃣ Création de points d’accompagnement éphémères aux victimes dans plusieurs centres commerciaux et hypermarchés ouverts ;

5️⃣ Création d’un fonds d’1 million d’euros pour financer les associations qui œuvre en faveur de la protection des victimes de violences conjugales ; 

6️⃣ Financement de 20 000 nuitées d’hôtel pour les victimes de violences.

Tout d’abord les dispositifs d’accueil, d’écoute et de signalement pour les victimes de violences conjugales sont maintenus dans la crise, dans le strict respect des consignes sanitaires : centres d’hébergement, numéro d’urgence 3919, plateforme de signalement Arretonslesviolences.gouv.fr.

Marlène Schiappa a annoncé avoir missionné le secrétariat général de la mission interministérielle pour la protection des femmes pour disposer de chiffres fiables des violences conjugales dans la période de confinement. Cette évaluation permettra la mise en place de mesures d’accompagnements juridiques, psychosociaux et médicaux lors de l’après confinement.

Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs mis en place, en partenariat avec l’Ordre des pharmaciens, une solution complémentaire de signalement depuis les officines. Un dispositif qui a montré son utilité dans une pharmacie de Nancy où une femme a alerté sur les menaces graves de son compagnon pendant le confinement. Ce dernier a été interpellé et placé en garde à vue par les services de police.

Dans les prochains jours, des points d’accompagnement éphémères pour les victimes de violences conjugales seront ouverts dans des centres commerciaux et hypermarchés de plusieurs villes de France. Ces points de contact avec les victimes sont le fruit d’un partenariat entre la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, les associations locales, les services de l’Etat et la société Unibail-Rodamco. Les premiers points de contact seront situés à So Ouest à Levallois-Perret, aux 4 Temps à la Défense (Hauts-de-Seine), à Carré Sénart à Lieusaint (Seine-et-Marne), au forum des Halles à Paris, à V2 à Villeneuve-d'Ascq (Nord), aux Ulis (Essonne). D’autres points d’accompagnement ouvriront prochainement à Dijon, Rennes ou Lyon. 

Par ailleurs, un fonds d’un million d’euros financé par l’Etat sera créé afin d’aider les associations de terrain à s’adapter à la période de confinement que nous vivons. Les financements serviront à acheter du matériel de télétravail, payer les déplacements. 20 000 nuitées d’hôtel seront également financées pour que les victimes puissent s’éloigner du domicile du conjoint violent. 

Parce qu’on ne le rappellera jamais assez, si vous êtes victimes de violences :

☎️ Contactez le 3919

ou rendez-vous sur la plateforme Arretonslesviolences.gouv.fr
 


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.