Laurent Saint-Martin
Député du Val-de-Marne

Vice-président de la commission des finances

Mon action

C’est avec une immense fierté que j’assistais aujourd’hui à la cérémonie de clôture du premier appel à projets du Fonds d’accélération pour les start-up d’Etat (FAST), que j’ai créé par voie d’amendement dans le budget pour 2019. Je tiens à remercier chaleureusement la DINSIC et BETA.GOUV pour leur invitation.

 

Le FAST

Le FAST, c’est un fonds public de capital-risque doté de 5 millions d’euros, destiné à financer des projets de transformation publique innovants. L’objectif :

  • Assumer le risque pour chercher les plus forts gains potentiels pour l’usager, l’administration et, in fine, le contribuable.
  • Développer une véritable culture de l’innovation au cœur même de l’administration.
  • Valoriser les initiatives portées par les agents à partir des blocages concrets qu’ils rencontrent au quotidien, afin d’améliorer le service rendu aux usager.

 

Les équipes de BETA.GOUV, l’incubateur des services publics numériques de la DINSIC, ont reçu plus de 40 candidatures d’intrapreneurs issus des collectivités locales, des administrations centrales, des services déconcentrés et des établissements publics administratifs.

 

Afin de répondre à un problème concret de terrain, affectant tantôt le fonctionnement des services publics, tantôt la relation du service à l’usager, chaque intrapreneur a présenté un projet innovant, faisant appel au numérique, et à forte valeur ajoutée potentielle pour l’administration comme pour le citoyen.

 

Au terme d’une campagne de pré-selection, les 10 projets les plus prometteurs ont été retenus pour la phase finale. Parmi les 10 projets qui ont bénéficié de cette phase de pré-incubation, trois ont été retenus par un jury composé d’agents publics, d’entrepreneurs privés et d’acteurs de la société civile.

Les critères : avoir identifié un problème réel, que les solutions conventionnelles ne permettent pas de résoudre, proposer une solution innovante et être prêt à s’engager à la tenter de la mettre en œuvre sur une période de 6 mois.

Et les lauréats de ce premier appel à projet sont…

 


Le rectorat de l'académie de Metz-Nancy, qui a soutenu un projet dont le but est rendre l’école plus inclusive en facilitant les démarches que doivent accomplir des parents d’élèves en situation de handicap.

L’idée : développer un service en ligne pour que les parents puissent effectuer leurs demandes d’aménagement de la scolarité de leurs enfants ou de l’organisation des examens, suivre les étapes de gestion, et prendre connaissance des décisions prises par les établissements scolaires.
 


La direction de la formation de la région Grand Est avec son projet de plateforme numérique, « Trait d’union », visant favoriser l’insertion des demandeurs d’emploi sur le marché du travail.

Le principe de la plateforme : mettre en relation les demandeurs d’emploi et les entreprises en besoin de main d’œuvre et, lorsque l’offre correspond à la demande, proposer une formation professionnelle financée par la région.
 


La direction du numérique de la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées, avec son projet « Poubelles Battle », destiné à encourager le compost, le tri sélectif et le traitement des déchets organiques.

Avec un objectif double : tisser du lien social autour de l’entretien du compost et promouvoir les comportements éco-responsables.

 


Mais n’oublions pas les autres candidats, qui ont tous construit des projets de qualité et que j’encourage à se présenter à nouveau au prochain appel à projets !
 

 

Le secrétariat général du ministère de l’Education nationale a présenté un outil de lutte contre le décrochage scolaire.

Grâce à une plateforme mettant en relation les offres de parcours de formation proposées par les entreprises titulaires d’un marché public avec les jeunes en situation de décrochage scolaire, l’objectif est de réduire le taux de décrochage et d’assurer une formation aux décrocheurs, afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail.

 

La direction du système d’information, la direction des affaires juridiques et l’incubateur du ministère des Solidarités et de la santé ont développé un outil visant à simplifier la rédaction des textes législatifs et réglementaires.

Le projet consiste en un outil légistique qui permettra d’automatiser les comparaisons entre les différentes versions d’un même texte, et de recenser les dispositions impactées par la nouvelle rédaction d’un texte.

A la clef, un risque d’erreur réduit, des gains de productivité pour l’administration et une meilleure évaluation de l’impact des nouvelles mesures.
 

L’agence régionale de santé de Bourgogne Franche-Comté a défendu un projet destiné à réduire le délai de prise de rendez-vous pour le dépistage du cancer du sein.

Grâce à une plateforme sécurisée d’échange d’informations, il s’agit :

  • De développer les échanges de bonnes pratiques entre les professionnels afin d’améliorer la qualité du dépistage, et
  • D’accélérer la remontée des données statistiques au niveau régional,
  • Et d’assurer de meilleurs délais de prise en charge des personnes invitées à effectuer un dépistage.

Des élèves en cours de scolarité à l’ENA a proposé un projet ambitieux de lutte contre le non-recours à la « garantie jeunes », baptisé « Courte échelle ».

Le projet comprend un système de parrainage, une carte ouvrant des droits analogues à la carte étudiant, un réseau social dédié pour faciliter la socialisation des bénéficiaires, ainsi qu’une campagne de communication ciblée.

Un tel dispositif doit permettre d’accompagner davantage les jeunes de 16 à 25 ans en situation de précarité.
 

La direction de la qualité et de la performance de la région Hauts-de-France souhaite développer une plateforme d’appariement permettant de valoriser les surfaces inutilisées ou sous-utilisées appartenant aux lycées de la région, en les mettant à disposition des associations et entreprises locales à la recherche de locaux.

Le gain potentiel : des économies pour l’académie ou, si les locaux étaient mis à disposition à titre gracieux, des entreprises plus compétitives et un tissu associatif plus dynamique.
 


L’Ecole nationale des Greffes, relevant du ministère de la Justice, a défendu un projet tendant à améliorer l’accès à la Justice et, plus particulièrement, la prise en charge des femmes victimes de violences.

Et maintenant ?

 

Pour les lauréats, on passe à la mise en œuvre. Pendant six mois, ils seront accompagnés dans l’expérimentation de leur projet par les équipes de BETA.GOUV et de la DINSIC.

 

Pour les déçus, on peaufine son projet en vue du prochain appel à candidatures.

 

Pour le FAST, l’enjeu est de monter en puissance pour financer plus de projets, plus innovants, plus risqués aussi. 2019 sera une année charnière, et je veillerai tout particulièrement à ce que le FAST ne soit pas oublié lors des débats budgétaire que nous aurons à l’Assemblée nationale à partir d’octobre prochain.

 

Pour l’innovation publique et la transition numérique de l’action publique, l’avenir est peut-être européen. La réputation de notre petit fonds dépasse en effet nos frontières, et j’ai déjà reçu plusieurs manifestations d’intérêt de la part d’homologues étrangers…

 

Vers une politique européenne d’investissement dans la modernisation de l’action publique ?


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