Laurent Saint-Martin
Député du Val-de-Marne

Vice-président de la commission des finances

Mon action
Mon intervention dans le cadre du printemps de l'évaluation

J'ai ouvert le Printemps de l'évaluation saison 2, en auditionnant Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, sur l'exécution 2018 de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), de la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI), de la Délégation interministérielle à la transformation publique (DITP) et de la Direction interministérielle du numérique et du service d’information et de communication de l’Etat (DINSIC), entre autres administrations.


Lors de précédentes analyses, j’avais constaté la faiblesse et la diminution tendancielle des moyens des moyens informatiques. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de consacrer ce semestre mes travaux d’évaluation et de contrôle aux investissements informatiques à la DGFiP et à la Douane.


Le rapport que j’ai commandé à la Cour des comptes sur ce sujet a confirmé et approfondi mon diagnostic.

 

La DGFiP et la Douane représentent plus de 25% des dépenses et effectifs informatiques de l'Etat, avec des succès certains pour les usagers et les administrations, comme impots.gouv.fr et le prélèvement à la source.

 

Alors que les enjeux numériques sont cruciaux pour la modernisation de ceux deux administrations, elles rencontrent plusieurs difficultés :
❌Une baisse tendancielle de leurs budgets informatiques,
❌Des difficultés de pilotage et de gouvernance de la conduite de projet,
❌Des systèmes d'information vieillissants,
❌Des difficultés de recrutement persistantes.

 

Prenant acte de ce constat, j’ai adressé au ministre les recommandations suivantes :
✅Renforcer les moyens informatiques de la DGFiP et de la Douane,
✅Mettre en oeuvre un véritable pilotage pluriannuel des projets SI,
✅Dynamiser le recrutement en recourant davantage à l'emploi contractuel.

 

Au-delà de ces deux directions, quels enjeux pour l’avenir du service public numérique ?

 

L'efficacité du service public numérique dépend de sa capacité à accéder et à mettre en réseau de grandes quantités de données.
L'enjeu de la transformation numérique sera ainsi de trouver le juste équilibre avec la protection des libertés publiques, au premier rang desquelles le droit à la vie privée.

 

Quel avenir pour le Printemps de l’évaluation ?

 

En faisant du Printemps de l'évaluation un temps fort de l'Assemblée nationale, notre majorité a considérablement renforcé la culture de la performance et de la responsabilité en matière budgétaire. 

La saison 2, que j'ai inaugurée en auditionnant Gérald Darmanin, confirme ce succès.


Mais pour faire de l'évaluation le "moment de vérité" qu'attendent nos concitoyens, il nous faut aller encore plus loin sur deux points : 
▶️Renforcer le volet qualitatif de l'évaluation,
▶️Dépasser le cadre classique pour s'intéresser aux politiques publiques dans leur ensemble.
 

C'est pourquoi, avec mes collègues Nadia Hai, Romain Grau et Olivier Gaillard, j'ai proposé que nous évaluions l'an prochain, avec l'assistance de la Cour des comptes, l'efficacité des moyens affectés à la lutte contre le terrorisme aux ministères de l’Intérieur, des Armées et à la Douane.

Ecrivez votre article ici...


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.