Laurent Saint-Martin
Député du Val-de-Marne

Vice-président de la commission des finances

Mon action

Le 25 avril 2019, le Président de la République s’est engagé à améliorer l’accessibilité des services publics dans les territoires, en procédant à « une profonde réorganisation de notre administration ». 


La réforme de l’organisation territoriale de l’Etat est un enjeu particulièrement important pour la Direction générale des finances publiques. Grâce à un maillage territorial très dense, fort de près de 3600 implantations, son réseau doit permettre à l’ensemble des usagers – particuliers, entreprises et collectivités locales – d’accéder facilement à l’ensemble des services qu’offre la DGFiP. 

 

Nous constatons que l’organisation actuelle du réseau de la DGFiP répond imparfaitement à l’impératif d’accessibilité du service public, et cela pour des raisons tenant aux évolutions de la démographie des territoires, des missions de la DGFiP et des besoins des usagers.

 

Nous sommes parfaitement conscients de l’enjeu. Dans cette situation, il ne saurait être question d’en revenir à une logique purement comptable de diminution arithmétique du nombre d’implantations et de réduction des effectifs. Il faut, en revanche, mieux prendre en compte les besoins des usagers dans les territoires, assurer le bien-être au travail des agents, garantir aux collectivités la qualité de service qu’elles sont en droit d’attendre de l’Etat. Il faut en finir avec la tendance qui, ces dernières années, a consisté à fermer des trésoreries sans considération pour la qualité ou l’accessibilité du service. Il faut davantage prendre en compte le rôle de l’emploi public dans la réduction des inégalités territoriales.


C’est là le fondement même de la « déconcentration de proximité » lancée par le ministre de l’Action et des Comptes publics. Plutôt que de décider depuis Paris de la nouvelle géographie des services déconcentrés, nous proposons aux élus locaux d’entrer dans une véritable démarche de concertation, département par département, avec les représentants de l’Etat dans les territoires, les élus nationaux et les agents.


J’y prendrai ma part. Durant les quatre prochains mois, je serai présent aux concertations, aux côtés des élus locaux, des agents des finances publiques, des usagers et des représentants de l’Etat du Val-de-Marne afin de décider des futurs lieux et modalités d’implantations du réseau des finances publiques. Je me porterai garant du bon déroulement de cette concertation, qui a pour objectif d’être la plus large et la plus ouverte possible. 

 

A l’issue de cette concertation, un plan pluriannuel d’évolution du réseau sera établi. Il nous appartient d’en définir les modalités, mais je peux d’ores et déjà vous en dévoiler les trois objectifs : 

  • Définir une nouvelle carte d'implantation de la DGFiP adaptée aux besoins de chaque territoire (accompagnement au numérique, service itinérant, accueil sur rendez-vous etc.) ; 
  • Accompagner les agents vers cette transition ;
  • Améliorer les prestations offertes en matière de gestion financière et comptable des collectivités locales et de conseil aux élus. 


En tant que rapporteur spécial du budget de la DGFiP, je souhaite que cette modernisation offre un meilleur service aux usagers, qu’ils soient des particuliers, des collectivités ou des élus, tout en assurant de meilleures conditions de travail à ses agents. A ce titre, je veillerai à l’augmentation des accueils de proximité dans les territoires les plus déshérités. 

Je crois sincèrement que le dialogue et la confiance mutuelle nous permettront de relever avec succès le défi de la réorganisation territoriale de nos services publics, auxquels les Français sont profondément attachés.


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo

Connexion

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'installation et l'utilisation de cookies sur votre poste, notamment à des fins d'analyse d'audience, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée.