Laurent Saint-Martin
Député du Val-de-Marne

Rapporteur général de la commission des finances
Conseiller régional d'Île-de-France

Tribune : Le plan de relance accélère la transformation de l’économie

Mon action

Les mesures d’urgence ont sauvé l’économie qui a retrouvé son niveau d’avant crise grâce au plan de relance. Désormais, nous comptons accélérer la transformation l’économie à horizon 2030.

Alors que la France se remet de la crise économique sans précédent qu’elle a traversé, la campagne présidentielle a débuté avec son lot de promesses coûteuses, de critiques injustifiées, de déclinisme ou au contraire d’incantations positives. J’entends dire par certains de nos opposants que le plan de relance du Gouvernement est un plan de communication, or après 11 Md€ investis dès 2020, plus de 50 Md€ ont été décaissés sur une cible de 70 Md€ à fin 2021. Derrières ces chiffres il y avait deux objectifs, une méthode inédite, et une stratégie économique globale.

Le plan de relance ne sort pas de nulle part, il faut le replacer plus globalement dans l’ensemble de la politique économique du gouvernement depuis l’élection du Président. Avant la crise, nous étions sur le bon chemin et la France avait retrouvé des marges de manœuvre budgétaires après avoir été un des derniers mauvais élèves de l’UE. En 2019, le déficit public était proche de 2 % (hors bascule CICE), l’endettement public avait commencé à refluer deux années de suite pour la première fois depuis 20 ans.

Puis la crise est survenue. Après avoir répondu à l’urgence sanitaire, notre stratégie a été claire : préserver notre potentiel, relancer l’économie, anticiper les défis de demain. Ces trois temps de notre action n’ont pas les mêmes objectifs ni les mêmes montants.

Nous avons préservé notre potentiel économique à l’aide des mesures d’urgence massives de plus de 140 Md€ sur 2020 et 2021. C’était la bonne décision. L’emploi et le tissu productif ont été protégés et les entreprises ont pu encaisser le choc avant de mieux repartir. Il n’y a eu ni la vague de faillites prédite, ni l’explosion du chômage, ni la baisse du pouvoir d’achat, et ce alors même que le choc économique a été l’un des plus sévères de la zone euro. Après une pause forcée pour préserver la santé des français, nous devions relancer l’économie en priorité au risque d’avoir des conséquences désastreuses à moyen terme. C’est ce que nous avons fait.

Le plan de relance de 100 Md€, dont la rapidité d’exécution a été cruciale pour prendre le relais des mesures d’urgence, a été calibré avec deux ambitions : que l’activité économique retrouve son niveau pré-crise et que le chômage n’augmente pas. Ces deux objectifs ont été atteints. D’après l’Insee, le PIB retrouvera son niveau d’avant crise dès la fin de l’année 2021 alors que les économistes tablaient sur mi-2022. La croissance annuelle serait de 6,25 % en 2021 alors que les estimations initiales étaient de 5 %. Toujours d’après l’Insee, le chômage a baissé pour s’établir à 7,6 % son niveau le plus bas depuis 2009. Ce chiffre est d’autant plus impressionnant qu’il s’accompagne d’une augmentation de la population active. 500 000 emplois ont été créés cette année ce qui porte l’emploi salarié à un solde positif de 200 000 par rapport à son niveau pré-crise. Chacun pourra aisément vérifier que la courbe du chômage baisse depuis 2015 et l’arrivée aux manettes de Bercy du futur Président.

Le plan de relance met en œuvre, accélère, et facilite trois transformations phares de notre économie en mettant l’accent sur l’écologie, la compétitivité et la cohésion sociale. Concrètement, le plan de relance c’est, entre autres, l’isolation thermique des bâtiments, la décarbonation de l’industrie, la lutte contre l’artificialisation des sols, les technologies et la mobilité vertes, le plan un jeune une solution, le Ségur de la santé et la cohésion territoriales. Ces réformes sont saluées par la Commission européenne et, à en croire le baromètre Ernst & Young pour l’attractivité, par environ la moitié des investisseurs étrangers qui jugent notre plan de relance plus performant que dans les autres pays européens. Enfin, le FMI estime que nous

aurons le plan de relance avec l’impact en point de PIB le plus vert de tous les pays de l’OCDE [Fiscal Monitor octobre 2020].

Au-delà de des mesures prises, c’est notre méthode que j’aimerais souligner car elle témoigne de notre volonté d’être pragmatique et respectueux de tous les territoires. Nous avons travaillé avec les territoires de la République en y associant tous ses acteurs, de la conception à la mise en œuvre du plan de relance. Les financements y ont été fléchés en passant par les TPE et les PME afin de mieux répondre aux enjeux locaux. Ces TPE et PME représentent 85 % des 10 000 entreprises soutenues et 75 % des emplois associés sont situés dans les territoires ruraux. 12 000 projets d’investissements du quotidien ont été financés de l’école à la piste cyclable en passant par les centres de soin de proximité. Enfin, c’est environ 3 millions de jeunes qui ont été accompagnés.

Pour suivre la bonne exécution du plan un comité de suivi associant élus locaux, parlementaires, partenaires sociaux et personnalités qualifiées se réunira au moins une fois par an pour faire le point. Ce déploiement sans relâche du plan de relance peut également être suivi par tous les français à partir d’un tableau de bord du Ministère de l’économie, des finances et de la relance, ce qui est un gage de transparence inédit.

Relancer l’économie ne nous dispensait toutefois ni de préparer l’avenir ni d’anticiper les changements structurels de demain. Le constat est sans appel, durant cette pandémie, chacun a pu se sentir dépourvu et prendre conscience que de nombreux produits critiques, comme les principes actifs de médicaments, n’étaient plus produits sur notre territoire national. Nous avons compris qu’il était crucial d’y relocaliser des industries, de se positionner sur l’innovation verte de demain, et enfin de préparer la France à un environnement international plus concurrentiel. Ce défi, le plan d’investissement France 2030 participera à y répondre en débloquant des secteurs de pointe comme la filière de l’énergie (nucléaire, hydrogène, renouvelable), du transport (voitures électriques et hybrides) de l’agriculture, de la santé de demain, ou encore la production de puces électroniques.

C’est parce que nous avons entrepris ce qu’il fallait pour préserver l’économie, puis pour la relancer et enfin pour la préparer à l’avenir que nous réussirons à retrouver le chemin de la résilience, de la transformation et de la croissance.


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